vendredi 19 mars 2010

Nouvelle adresse pour le site de (Liber)tango et Lamyss


Lorsque nous avons fait nos premiers pas dans le libertinage, la lecture d'un blog nous a beaucoup accompagnés dans nos questionnements et nos recherches. L'univers de Libertango et Lamyss nous séduit. Magnifiquement bien écrit, ce blog compte aujourd'hui beaucoup de fidèles lecteurs dont vous faites peut être déjà partie. Il y a quelques jours nous avons constaté avec inquiétude que leur blog n'était plus en ligne. La raison nous fût donné hier soir par leurs créateurs : l'adresse de leur site a été récupéré par une personne plus que mal intentionnée qui a tranquillement installé ses meubles sur leur adresse... 
Vous retrouverez donc leur blog à une nouvelle adresse : http://www.libertango-lamyss.com/
Nous ne pouvons que vous inviter à modifier vos liens vers cette nouvelle adresse et bien sûr à découvrir leur blog si vous ne le connaissez pas encore. 

mercredi 10 mars 2010

De ces femmes icônes qui me font rêver... Betty Page

J'ai très envie de parler de ces femmes qui incarnent pour moi tant de sensualité, d'érotisme. Icônes pin-up, glamour ou fétichiste, elles ont su capturer l'imagination d'une génération d'hommes et de femmes par leur esprit d'indépendance et de sensualité sans honte.

Betty Page



Betty Page est une de ces premières icônes que j'ai découverte lorsque j'étais étudiante sur des cartes postales ou des magasines chinés boulevard Saint Michel.
"La légendaire pin-up des années 50 au sourire enjôleur, aux courbes de rêve et à la frange de jais", comme la décrit son agent, a largement contribué à faire éclore la révolution sexuelle des années 60. Née en 1923 dans le Tennessee, libre et sensuelle, la démarche chaloupée, le sourire ravageur et ces shows lacifs ont fait d'elle la reine des pin-ups américaines. 


À la fin des années 40 et au début des années 50, des clubs tentent de s'affranchir des restrictions légales sur la photo de nu, en promouvant des « photos artistiques » à la limite de l'érotisme. Page devient rapidement un modèle populaire dans ce milieu et en 1951 apparaît dans des magazines comme Wink, Titter, Eyefull et Beauty Parade.


Elle rencontre le photographe Irving Klaw en 1952 et devient grâce à lui, l'étoile montante de l'érotisme underground. Elle apparaît dans des mises en scène bondage et sadomasochistes en noir et blanc. Elle fut, en janvier 1955, l'une des premières playmate du mois du magazine Playboy.



Bien qu’underground aujourd’hui encore, Bettie Page a fortement influencé l’art populaire : starlettes, cinéastes, dessinateurs et peintres, nombreux sont ceux qui empruntent à Bettie ou à son imaginaire. A commencer par Dita Van Teese dont je parlerai dans un prochain article, qui avec une frange aurait tout du parfait sosie. Elle inspire également de nombreux créateurs de mode comme Mugler ou Chantal Thomass (dont j'adore les créations).


Parmi les dessinateurs on trouve Dave Stevens, créateur du comic book Rocketeer. Stevens a prêté les traits de Bettie Page à la fiancée du héros. Greg Theakston, illustrateur d’affiches de films, dessinateur pour DC comic a tenu pendant plusieurs années le magazine The Betty Pages, un comic en son honneur. En France, le duo Le Pennetier / Berthet redonne une jeunesse à Bettie à travers le personnage de Poison Ivy dans la BD « Pin Up » (1994).



Récemment, le film The Norious Bettie Page (2006) revient sur l’histoire singulière de cette icône. Il est impossible de recenser tous les clins d’oeils, plus ou moins appuyés, au travail de Bettie.
Le merchandising quant à lui, licencié ou non, se gave de l’iconographie du model, avec plus ou moins de bonheur (souvent moins).



Ah Betty ! Elle fut et restera un phénomène underground, une curieuse « bad girl next door » – une sorte de plaisir coupable collectif qui hante mes fantasmes de plaisir au féminin et mon imaginaire saphique...


mardi 9 mars 2010

Intermède : Henry et June



Petit intermède pour vous parler d'un film qui nous a touché...




Henry & June c'est d'abord un récit d'Anaïs Nin que l'on retrouve dans ses Cahiers secrets. Très beau récit qui nous dévoile la rencontre d'Anaïs Nin avec Henry Miller et son épouse, June ; la "vitalité animale" et l'aventurière fantasque, deux êtres pour qui la fidélité est à réinventer. Par-delà la relation triangulaire qui s'instaure, transparaît le fantasme d'un amour total, absolu, à vivre sur le mode paroxystique. Un amour destructeur qui s'insurge contre le schéma traditionnel du couple, jugé insatisfaisant, et qui refuse tout ce qui limite la vie, la pétrifie au nom de conventions morales ou sociales. 




C'est en 1990 que Philip Kaufman adapte ce récit au cinéma avec Uma Thurman (June Miller), Fred Ward (Henry Miller), Maria de Medeiros (Anaïs Nin) et Richard E. Grant (Hugo Guiler).
Paris 1931. Anaïs Nin partage l'existence bourgeoise du banquier Hugo Guiler, un homme dont elle déplore le manque d'envergure et d'imagination, mais dont elle apprécie la fidélité aveugle et le soutien généreux qu'il apporte à sa vocation naissante. Rêveuse, timide et incertaine de ses talents d'écrivain, Anaïs ne confie qu'à son journal intime ses aspirations, ses tourments et ses élans secrets. Ce compagnon sera le premier informé de sa rencontre avec Henry Miller; il restera pendant de longues années l'unique témoin de leur amour. L'auteur, encore inconnu, incarne tout ce que peut désirer la farouche Anaïs: la maturité, la passion, l'intransigeance intellectuelle. Mais, avant de tomber amoureuse d'Henry, c'est au charme délétère de son épouse, inspiratrice et persécutrice, June Miller, qu'Anaïs va céder. 



June, c'est la beauté à l'état pur, une féminité rayonnante, une imagination exarcerbée. Auprès de cette créature fantasque et mythomane, Anaïs se met à rêver d'une autre vie, pleine d'imprévu et de danger; lorsque June repart pour New York, elle prend tout naturellement sa place aux côtés d'Henry. Guidée par lui, elle se lance dans des expériences inédites, affirme sa personnalité de femme et d'écrivain, se découvre des audaces qui étonnent ses proches. L'achèvement, longtemps différé, du "Tropique du Cancer" scelle leur complicité. C'est alors que June revient à Paris.

Fred Ward est très charismatique, Uma Thurman et Maria de Medeiros sont resplendissantes. La reconstitution de l'ancien Paris et la bande originale offrent un  charme certain au film. L'érotisme du film est très beau, excitant et les scènes de bordel, les scènes de la rue et des petites gens, l'atmosphère des années 30 sont assez bien reconstituées.

Petit extrait d'un très joli moment du film entre June et Anaïs...