mercredi 10 mars 2010

De ces femmes icônes qui me font rêver... Betty Page

J'ai très envie de parler de ces femmes qui incarnent pour moi tant de sensualité, d'érotisme. Icônes pin-up, glamour ou fétichiste, elles ont su capturer l'imagination d'une génération d'hommes et de femmes par leur esprit d'indépendance et de sensualité sans honte.

Betty Page



Betty Page est une de ces premières icônes que j'ai découverte lorsque j'étais étudiante sur des cartes postales ou des magasines chinés boulevard Saint Michel.
"La légendaire pin-up des années 50 au sourire enjôleur, aux courbes de rêve et à la frange de jais", comme la décrit son agent, a largement contribué à faire éclore la révolution sexuelle des années 60. Née en 1923 dans le Tennessee, libre et sensuelle, la démarche chaloupée, le sourire ravageur et ces shows lacifs ont fait d'elle la reine des pin-ups américaines. 


À la fin des années 40 et au début des années 50, des clubs tentent de s'affranchir des restrictions légales sur la photo de nu, en promouvant des « photos artistiques » à la limite de l'érotisme. Page devient rapidement un modèle populaire dans ce milieu et en 1951 apparaît dans des magazines comme Wink, Titter, Eyefull et Beauty Parade.


Elle rencontre le photographe Irving Klaw en 1952 et devient grâce à lui, l'étoile montante de l'érotisme underground. Elle apparaît dans des mises en scène bondage et sadomasochistes en noir et blanc. Elle fut, en janvier 1955, l'une des premières playmate du mois du magazine Playboy.



Bien qu’underground aujourd’hui encore, Bettie Page a fortement influencé l’art populaire : starlettes, cinéastes, dessinateurs et peintres, nombreux sont ceux qui empruntent à Bettie ou à son imaginaire. A commencer par Dita Van Teese dont je parlerai dans un prochain article, qui avec une frange aurait tout du parfait sosie. Elle inspire également de nombreux créateurs de mode comme Mugler ou Chantal Thomass (dont j'adore les créations).


Parmi les dessinateurs on trouve Dave Stevens, créateur du comic book Rocketeer. Stevens a prêté les traits de Bettie Page à la fiancée du héros. Greg Theakston, illustrateur d’affiches de films, dessinateur pour DC comic a tenu pendant plusieurs années le magazine The Betty Pages, un comic en son honneur. En France, le duo Le Pennetier / Berthet redonne une jeunesse à Bettie à travers le personnage de Poison Ivy dans la BD « Pin Up » (1994).



Récemment, le film The Norious Bettie Page (2006) revient sur l’histoire singulière de cette icône. Il est impossible de recenser tous les clins d’oeils, plus ou moins appuyés, au travail de Bettie.
Le merchandising quant à lui, licencié ou non, se gave de l’iconographie du model, avec plus ou moins de bonheur (souvent moins).



Ah Betty ! Elle fut et restera un phénomène underground, une curieuse « bad girl next door » – une sorte de plaisir coupable collectif qui hante mes fantasmes de plaisir au féminin et mon imaginaire saphique...


1 commentaires:

libertinage pour tous a dit…

houlala effectivement quelle jolie femme et quelle icône du sexy !! Je l'avais un peu oubliée dans la liste des pin ups muses pour photographes de nu ;) Merci pour cette piqure de rappel et pour cet article !

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