Le No comment (suite)

Main dans la main, nous nous approchions maintenant de cette grande salle où trônait cet immense lit. Je m’allongeais en son centre parmi de délicieux coussins et fit signe à Maxime de me rejoindre.
Un couple à notre droite, tout prés de nous, s’embrassait fougueusement. La femme frottait son corps sur celui de son homme dans un mouvement très érotique. Maxime avait enfoui sa tête contre mon sexe, et de ses doigts agiles et pénétrants servait mes désirs et allumait le feu des siens. J’aimais le spectacle de tous ces corps mélangés autour de nous, de ces couples adossés aux piliers du lit qui nous regardaient tout en se caressant. Déjà le couple près de nous s’était doucement rapproché, nous pouvions sentir la chaleur de leurs corps, leur respiration. J’allongeais mon homme contre les coussins et me jetais sur son sexe victorieux.

Partout où se posaient les yeux du couple, il se passait quelque chose de captivant. Une main qui écartait des fesses pour y glisser un doigt inquisiteur. Une bouche qui se fermait sur un pénis fier et bondissant. Une autre bouche suçant un sein. Visages disparaissant sous une poitrine ou enfouis dans une toison pubienne. Jambes enserrant une main caressante. Verge luisante apparaissant soudain avant de replonger dans la chair humide. Corps entremêlés où les muscles de l'homme disparaissaient.
Tandis que je le suçais, je sentis derrière moi une présence, puis une main qui vint se poser sur mon corps. Un couple nous avait rejoint, monsieur avait pris possession de mes fesses alors que sa douce entreprenait la bouche de l’autre femme. Commença alors un merveilleux moment, concert de trois couples. J’avais rejoint les bras de deux autres femmes et nous nous embrassions toutes trois à pleine bouche. Nos hommes nous léchaient, nous caressaient, je sentais des mains sur mon corps, des doigts dans mon sexe, une langue contre mes fesses, mais dans le tourbillon de cette effusion je ne savais plus quels étaient les auteurs de ces caresses. Nos langues se mêlaient, se serraient, nos soupirs se confondaient et nous tenaient lieu de langage : plus tendres, plus multipliés, plus ardents, ils étaient les interprètes de nos sensations. Ils en marquaient les degrés.

Par terre, une très grande fourrure blanche. Toutes les trois s’y laissèrent tomber ensemble, frottant leur corps l’un contre l’autre pour se retrouver seins contre seins, ventre contre ventre. Elles avaient cessé d’être trois corps. Elles devenaient bouches, doigts, langues et sens. Leurs bouches cherchaient une autre bouche, un sein, un clitoris. Corps enchevêtrés, bougeant très lentement. Elles embrassaient jusqu’à ce que le baiser devienne une torture, que le corps s’agite. Leur main trouvait toujours la chair qui cédait sous leurs doigts, un orifice. La fourrure sur laquelle elles étaient allongées dégageait une odeur animale, qui se mélangeait à celle de leurs sexes.
Nous nous laissions totalement portés par les sensations. Maxime et moi fumes quelque peu déstabilisés lorsque l’homme aux cheveux blonds montra l’envie de me pénétrer. Nous n’avions pas envisagé encore l’échangisme dans nos relations avec d’autres couples. Nous échangeâmes un sourire complice, je pris la main de mon amour. Le plaisir semblait à nouveau prendre le dessus sur nos dispositions, je tandis mes fesses à cet homme et me laissais aller à ses assauts. Mon homme s’était allongé près de moi et je pus ainsi assouvir mon envie de le sucer pendant qu’un autre homme me prenait. A son tour la femme de mon conquérant vint s’accroupir à la hauteur du visage de Maxime; elle tenait sa robe de façon qu’elle recouvre sa tête. De ses deux mains, il lui tenait les fesses comme un fruit et il passa longtemps sa langue sur son sexe, de haut en bas. ... J’aimais imaginer que mes amis ressentent conjointement le balancement, tantôt brusque et tantôt ménagé de mes jambes et de mes cuisses, les ondulations cadencées de mes fesses et de mes reins sous les coups portés par cet homme. Tant de détails enchanteurs que l'imagination ne saisit pas, mais que le contact dessine jusque dans la moindre fibre, décuplaient nos désirs et nos forces.

L’intensité de ce moment eut raison de nos hommes, nous reprenions maintenant nos esprits, je me blottis tendrement dans les bras de mon homme. Nos complices se dirigeaient maintenant vers le petit boudoir qui tenait lieu de fumoir. Après quelques caresses et quelques mots échangés tous les deux, nous décidions de les y rejoindre. La conversation que nous eûmes dans ce charmant endroit fût des plus agréables, nous parlions doucement, à voix feutrées, encore émerveillés par ce doux partage. Ce couple, que nous découvrions ensemble et que nous aurions quelques semaines plus tard l’occasion de croiser à nouveau nous paraissait assez énigmatique, mystérieux. Elle, très jolie, très fine était rayonnante et discrète, lui avec sa grande mèche blonde avait un regard pénétrant où l’on pouvait lire facilement l’esprit du libertinage comme nous l’entendions. Ils venaient régulièrement dans ce club qui avait gagné en tout point leur faveur et regrettaient de n’avoir jamais pu coquiner dans la fameuse salle aux miroirs, celle-ci étant toujours fort convoitée. Comme un défi, Maxime proposait alors de retourner dans les coins câlins voir si la magie de ce moment aurait raison de cette fameuse salle.

Et la magie opéra… Alors que nous arrivions devant la porte des miroirs deux couples en sortirent et il nous suffit alors, après avoir tous les quatre échangé un sourire éclairé d’entrer dans ce lieu magique et de fermer la porte. Nous étions à présent sur ce nouveau lit et autour de nous, partout, sur les murs, le plafond et le sol, des reflets de nous, des dizaines de reflets nous enveloppaient. « Vivre et mourir devant un miroir », nous y étions… Je m’approchais de ma charmante amie, nous retirions l’une et l’autre nos robes, nos hommes s’occupaient de nos sous-vêtements, nos corps se cherchaient, nos mains se frôlaient, j’embrassais son corps, ses épaules, ses seins dans une étonnante mise en abyme. Elle m’allongea doucement, parcourut mon corps de sa langue avec tendresse et vint se reposer entre mes cuisses pour mon plus grand plaisir. Ce ravissement, cette jouissance se décuplait de tous ces dédoublements. Au dessus de moi, des images de corps qui s’enveloppaient, se cherchaient, les mains de nos hommes, sur mes seins, sur son dos, ses fesses… Quel délice !

Bientôt Marc me présenta son sexe, je me relevais, mais à peine avais-je commencé à le sucer que Maxime engageait sa langue sur mon sexe et mon cul avec beaucoup d’application et d’ardeur. J’étais si excitée qu’il ne tarda pas à me pénétrer fortement. Les coups qu’il me portait se répercutaient sur la fellation que je prodiguais à Marc, quand il me pénétrait doucement, je le suçais doucement et lorsque ses assauts s’accéléraient, se faisaient plus vifs et plus ardents, ma bouche se déchainait sur le vit de cet homme. Ainsi prise entre eux deux, je ne tardais pas à jouir…

Maxime avait à présent les faveurs de la bouche d’Elsa, celle-ci semblait apprécier la douceur de son sexe, sa raideur. Il s’allongea de manière à pouvoir lui lécher le sexe également. Je prenais beaucoup de plaisir à les voir ainsi l’un contre l’autre. Marc devant mon excitation vint à nouveau vers moi, je m’assis sur lui et sans tarder. Lorsque je vis Maxime s’apprêter à pénétrer Elsa, je ressentis un pincement, une aiguille dans le cœur, comme ce qu’avait ressenti mon amour quelques minutes auparavant... Je glissais à l’oreille de Marc « je ne suis pas certaine d’être prête à voir cela… » Et avec un sourire il me répondit « alors ne regarde pas » et me mit une main sur les yeux tout en continuant à me prendre. Après quelques minutes ainsi, je me risquais à des regards vers mon amour ; mon cœur, mon esprit s’habituaient à cette nouvelle hypothèse, je commençais à aimer voir mon homme faire l’amour à une autre femme, je les trouvais très beaux tous les deux, je m’abandonnais… Je sentis une nouvelle force nous envahir.

Elle se couchait sur lui, cherchant sa bouche, puis se redressait et reprenait ses contractions autour du pénis. Parfois elle se redressait un peu pour que seul le gland pénètre en elle, elle remuait alors doucement, très doucement, juste assez pour qu’il reste en elle, entre ses lèvres rouges et gonflées, qui le serraient comme un bouche. Elle s’enfonçait soudain, faisant disparaitre en elle le pénis tout entier, hurlant de plaisir, puis retombait sur sa poitrine, recherchant de nouveau sa bouche. Lui, tenait ses hanches avec force pour la guider dans ses mouvements et l’empêcher d’aller plus vite et de jouir.
Un peu plus tard, alors que nous nous apprêtions à sucer nos hommes côte à côte, la propriétaire des lieux vint frapper à la porte pour nous rappeler qu’il était 4 heures et que le club fermait… Nous n’avions plus guère de notion du temps, celui-ci semblait s’être figé lorsque nous avions passé la porte de ce magnifique club. Il fallut malgré nous trouver la force de nous rhabiller, de se diriger vers la sortie et de se dire adieu ainsi, encore tout animés par la moiteur et l’excitation de nos corps…

«Le sexe perd tout son pouvoir et toute sa magie lorsqu’il devient explicite, abusif, lorsqu’il devient mécaniquement obsessionnel. Intellectuel, imaginatif, romantique, émotionnel. Voilà ce qui donne au sexe ses textures surprenantes, ses transformations subtiles, ses éléments aphrodisiaques. La source du pouvoir sexuel est la curiosité, la passion. Le sexe ne saurait prospérer sur la monotonie. Sans inventions, humeurs, sentiment, pas de surprise au lit. Le sexe doit être mélé de larmes, de rire, de paroles, de promesses, de scènes, de jalousie, d’envie, de toutes les épices de la peur, de voyages à l’étranger, de nouveaux visages, de musique, d’opium, de vin. Il n’y a pas deux peaux qui aient la même texture, et jamais la même lumière, la même température, les mêmes ombres, jamais les mêmes gestes ; car un amant, lorsqu’il est animé par l’amour véritable, peut parcourir la gamme entière des siècles de science amoureuse. Il y a tant de sens mineurs qui se jettent tous comme des affluents dans le fleuve du sexe. Seul le battement à l’unisson du sexe et du cœur peut créer l’extase. »
A. Nin, préface de Vénus Erotica


Main dans la main, nous nous approchions maintenant de cette grande salle où trônait cet immense lit. Je m’allongeais en son centre parmi de délicieux coussins et fit signe à Maxime de me rejoindre.
Un couple à notre droite, tout prés de nous, s’embrassait fougueusement. La femme frottait son corps sur celui de son homme dans un mouvement très érotique. Maxime avait enfoui sa tête contre mon sexe, et de ses doigts agiles et pénétrants servait mes désirs et allumait le feu des siens. J’aimais le spectacle de tous ces corps mélangés autour de nous, de ces couples adossés aux piliers du lit qui nous regardaient tout en se caressant. Déjà le couple près de nous s’était doucement rapproché, nous pouvions sentir la chaleur de leurs corps, leur respiration. J’allongeais mon homme contre les coussins et me jetais sur son sexe victorieux.

Partout où se posaient les yeux du couple, il se passait quelque chose de captivant. Une main qui écartait des fesses pour y glisser un doigt inquisiteur. Une bouche qui se fermait sur un pénis fier et bondissant. Une autre bouche suçant un sein. Visages disparaissant sous une poitrine ou enfouis dans une toison pubienne. Jambes enserrant une main caressante. Verge luisante apparaissant soudain avant de replonger dans la chair humide. Corps entremêlés où les muscles de l'homme disparaissaient.
Tandis que je le suçais, je sentis derrière moi une présence, puis une main qui vint se poser sur mon corps. Un couple nous avait rejoint, monsieur avait pris possession de mes fesses alors que sa douce entreprenait la bouche de l’autre femme. Commença alors un merveilleux moment, concert de trois couples. J’avais rejoint les bras de deux autres femmes et nous nous embrassions toutes trois à pleine bouche. Nos hommes nous léchaient, nous caressaient, je sentais des mains sur mon corps, des doigts dans mon sexe, une langue contre mes fesses, mais dans le tourbillon de cette effusion je ne savais plus quels étaient les auteurs de ces caresses. Nos langues se mêlaient, se serraient, nos soupirs se confondaient et nous tenaient lieu de langage : plus tendres, plus multipliés, plus ardents, ils étaient les interprètes de nos sensations. Ils en marquaient les degrés.

Par terre, une très grande fourrure blanche. Toutes les trois s’y laissèrent tomber ensemble, frottant leur corps l’un contre l’autre pour se retrouver seins contre seins, ventre contre ventre. Elles avaient cessé d’être trois corps. Elles devenaient bouches, doigts, langues et sens. Leurs bouches cherchaient une autre bouche, un sein, un clitoris. Corps enchevêtrés, bougeant très lentement. Elles embrassaient jusqu’à ce que le baiser devienne une torture, que le corps s’agite. Leur main trouvait toujours la chair qui cédait sous leurs doigts, un orifice. La fourrure sur laquelle elles étaient allongées dégageait une odeur animale, qui se mélangeait à celle de leurs sexes.
Nous nous laissions totalement portés par les sensations. Maxime et moi fumes quelque peu déstabilisés lorsque l’homme aux cheveux blonds montra l’envie de me pénétrer. Nous n’avions pas envisagé encore l’échangisme dans nos relations avec d’autres couples. Nous échangeâmes un sourire complice, je pris la main de mon amour. Le plaisir semblait à nouveau prendre le dessus sur nos dispositions, je tandis mes fesses à cet homme et me laissais aller à ses assauts. Mon homme s’était allongé près de moi et je pus ainsi assouvir mon envie de le sucer pendant qu’un autre homme me prenait. A son tour la femme de mon conquérant vint s’accroupir à la hauteur du visage de Maxime; elle tenait sa robe de façon qu’elle recouvre sa tête. De ses deux mains, il lui tenait les fesses comme un fruit et il passa longtemps sa langue sur son sexe, de haut en bas. ... J’aimais imaginer que mes amis ressentent conjointement le balancement, tantôt brusque et tantôt ménagé de mes jambes et de mes cuisses, les ondulations cadencées de mes fesses et de mes reins sous les coups portés par cet homme. Tant de détails enchanteurs que l'imagination ne saisit pas, mais que le contact dessine jusque dans la moindre fibre, décuplaient nos désirs et nos forces.

L’intensité de ce moment eut raison de nos hommes, nous reprenions maintenant nos esprits, je me blottis tendrement dans les bras de mon homme. Nos complices se dirigeaient maintenant vers le petit boudoir qui tenait lieu de fumoir. Après quelques caresses et quelques mots échangés tous les deux, nous décidions de les y rejoindre. La conversation que nous eûmes dans ce charmant endroit fût des plus agréables, nous parlions doucement, à voix feutrées, encore émerveillés par ce doux partage. Ce couple, que nous découvrions ensemble et que nous aurions quelques semaines plus tard l’occasion de croiser à nouveau nous paraissait assez énigmatique, mystérieux. Elle, très jolie, très fine était rayonnante et discrète, lui avec sa grande mèche blonde avait un regard pénétrant où l’on pouvait lire facilement l’esprit du libertinage comme nous l’entendions. Ils venaient régulièrement dans ce club qui avait gagné en tout point leur faveur et regrettaient de n’avoir jamais pu coquiner dans la fameuse salle aux miroirs, celle-ci étant toujours fort convoitée. Comme un défi, Maxime proposait alors de retourner dans les coins câlins voir si la magie de ce moment aurait raison de cette fameuse salle.

Et la magie opéra… Alors que nous arrivions devant la porte des miroirs deux couples en sortirent et il nous suffit alors, après avoir tous les quatre échangé un sourire éclairé d’entrer dans ce lieu magique et de fermer la porte. Nous étions à présent sur ce nouveau lit et autour de nous, partout, sur les murs, le plafond et le sol, des reflets de nous, des dizaines de reflets nous enveloppaient. « Vivre et mourir devant un miroir », nous y étions… Je m’approchais de ma charmante amie, nous retirions l’une et l’autre nos robes, nos hommes s’occupaient de nos sous-vêtements, nos corps se cherchaient, nos mains se frôlaient, j’embrassais son corps, ses épaules, ses seins dans une étonnante mise en abyme. Elle m’allongea doucement, parcourut mon corps de sa langue avec tendresse et vint se reposer entre mes cuisses pour mon plus grand plaisir. Ce ravissement, cette jouissance se décuplait de tous ces dédoublements. Au dessus de moi, des images de corps qui s’enveloppaient, se cherchaient, les mains de nos hommes, sur mes seins, sur son dos, ses fesses… Quel délice !

Bientôt Marc me présenta son sexe, je me relevais, mais à peine avais-je commencé à le sucer que Maxime engageait sa langue sur mon sexe et mon cul avec beaucoup d’application et d’ardeur. J’étais si excitée qu’il ne tarda pas à me pénétrer fortement. Les coups qu’il me portait se répercutaient sur la fellation que je prodiguais à Marc, quand il me pénétrait doucement, je le suçais doucement et lorsque ses assauts s’accéléraient, se faisaient plus vifs et plus ardents, ma bouche se déchainait sur le vit de cet homme. Ainsi prise entre eux deux, je ne tardais pas à jouir…

Maxime avait à présent les faveurs de la bouche d’Elsa, celle-ci semblait apprécier la douceur de son sexe, sa raideur. Il s’allongea de manière à pouvoir lui lécher le sexe également. Je prenais beaucoup de plaisir à les voir ainsi l’un contre l’autre. Marc devant mon excitation vint à nouveau vers moi, je m’assis sur lui et sans tarder. Lorsque je vis Maxime s’apprêter à pénétrer Elsa, je ressentis un pincement, une aiguille dans le cœur, comme ce qu’avait ressenti mon amour quelques minutes auparavant... Je glissais à l’oreille de Marc « je ne suis pas certaine d’être prête à voir cela… » Et avec un sourire il me répondit « alors ne regarde pas » et me mit une main sur les yeux tout en continuant à me prendre. Après quelques minutes ainsi, je me risquais à des regards vers mon amour ; mon cœur, mon esprit s’habituaient à cette nouvelle hypothèse, je commençais à aimer voir mon homme faire l’amour à une autre femme, je les trouvais très beaux tous les deux, je m’abandonnais… Je sentis une nouvelle force nous envahir.

Elle se couchait sur lui, cherchant sa bouche, puis se redressait et reprenait ses contractions autour du pénis. Parfois elle se redressait un peu pour que seul le gland pénètre en elle, elle remuait alors doucement, très doucement, juste assez pour qu’il reste en elle, entre ses lèvres rouges et gonflées, qui le serraient comme un bouche. Elle s’enfonçait soudain, faisant disparaitre en elle le pénis tout entier, hurlant de plaisir, puis retombait sur sa poitrine, recherchant de nouveau sa bouche. Lui, tenait ses hanches avec force pour la guider dans ses mouvements et l’empêcher d’aller plus vite et de jouir.
Un peu plus tard, alors que nous nous apprêtions à sucer nos hommes côte à côte, la propriétaire des lieux vint frapper à la porte pour nous rappeler qu’il était 4 heures et que le club fermait… Nous n’avions plus guère de notion du temps, celui-ci semblait s’être figé lorsque nous avions passé la porte de ce magnifique club. Il fallut malgré nous trouver la force de nous rhabiller, de se diriger vers la sortie et de se dire adieu ainsi, encore tout animés par la moiteur et l’excitation de nos corps…

«Le sexe perd tout son pouvoir et toute sa magie lorsqu’il devient explicite, abusif, lorsqu’il devient mécaniquement obsessionnel. Intellectuel, imaginatif, romantique, émotionnel. Voilà ce qui donne au sexe ses textures surprenantes, ses transformations subtiles, ses éléments aphrodisiaques. La source du pouvoir sexuel est la curiosité, la passion. Le sexe ne saurait prospérer sur la monotonie. Sans inventions, humeurs, sentiment, pas de surprise au lit. Le sexe doit être mélé de larmes, de rire, de paroles, de promesses, de scènes, de jalousie, d’envie, de toutes les épices de la peur, de voyages à l’étranger, de nouveaux visages, de musique, d’opium, de vin. Il n’y a pas deux peaux qui aient la même texture, et jamais la même lumière, la même température, les mêmes ombres, jamais les mêmes gestes ; car un amant, lorsqu’il est animé par l’amour véritable, peut parcourir la gamme entière des siècles de science amoureuse. Il y a tant de sens mineurs qui se jettent tous comme des affluents dans le fleuve du sexe. Seul le battement à l’unisson du sexe et du cœur peut créer l’extase. »
A. Nin, préface de Vénus Erotica
