Le No comment – première partie
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté

Retour en cette fin de janvier où nous avions donc prévu une escapade parisienne libertine des plus délicieuses. Le No comment nous était apparu à travers nos cyber-pérégrinations comme un haut lieu du libertinage, où nous pourrions nous adonner aux plaisirs charnels librement mais avec un certain raffinement cultivé. Nous avions réservé une table pour dîner afin de profiter pleinement de notre deuxième sortie en club libertin. Nous devions être sur place pour 21h30. Les quelques jours qui précédèrent cette soirée furent chargés d’émotion : nous en discutions avec beaucoup d’excitation, Maxime fit l’acquisition d’un magnifique costume Kenzo qui lui saillait à ravir, je partais en quête des plus jolis sous-vêtements et d’une robe sensationnelle, incroyablement sexy… Mon homme aimait beaucoup ces hauts talons argentés qui venaient compléter cet ensemble… Nous étions fait l’un pour l’autre.

Il était impératif de ne pas être en retard au restaurant et cela ajoutait encore plus d’excitation à notre sortie. Malgré une circulation un peu dense, nous rejoignions la rue de Ponthieu vers 21h. C’est avec beaucoup d’émotions que nous passâmes devant l’entrée du club, l’euphorie et l’appréhension étaient à nouveau au rendez-vous. Maxime me serrait la main comme lors de notre premier club et nos sourires, nos rires laissaient transparaître toute l’excitation qui nous envahissait.
Après un petit apéritif au bar lounge d’à côté, nous nous trouvions avec deux autres couples dans le hall d’entrée du No comment où nous fûmes accueilli chaleureusement. Nous pénétrions dans ce somptueux endroit, savamment décoré de tableaux et de mobilier de très bon goût, ce qui nous mis tout de suite à l’aise. Une très jolie serveuse nous invita alors à la suivre dans l’escalier qui menait à la mezzanine où se trouvait le restaurant et nous installa à notre table. Peu à peu d’autres couples, nous rejoignaient, certains comme nous étaient installés à une table pour deux, d’autres à de plus grandes tables, de six ou de huit personnes, ce qui les obligeaient à lier connaissance dès le début de ce repas. Pour nous ce furent les prémices des jeux de regard, le ballet de la séduction avait déjà commencé. Le repas n’était pas des plus raffinés, nous fûmes un peu déçu par la qualité des mets proposés. Mais qu’importait ! Nos discussions et attentions se portaient déjà vers d’autres sujets. Maxime avait tout de suite eu les sympathies des jeunes femmes assises à la table de six près de nous, je ne les voyais pas, elles étaient dans mon dos, je ne voyais que les sourires entendus que mon amour leur rendait en homme si poli…
Parmi tous les couples que j’apercevais de ma place, j’avais remarqué au fond du restaurant une jeune femme dont le charme était singulier.

« Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, vous me rendez l’azur du ciel immense et rond. Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure des souvenirs dormant dans cette chevelure, je la veux agiter ce soir comme un mouchoir ! »
Doux poème du spleen, cette longue chevelure noire et brillante inondant de très belles épaules nues et des yeux en amande laissaient deviner quelque origine exotique. Ses expressions et ses attitudes étaient assez précieuses, elle ne détournait pas le regard de l’homme qui l’accompagnait, peut être un peu intimidée par les lieux. Je fis part de cet envoûtement à Maxime, tandis que nous discutions du raffinement des lieux et de la beauté des couples qui nous entouraient, ce qui lui valut un sourire étoilé.
Le carpaccio d’ananas terminé, nous rejoignions le fumoir et engagions la conversation avec un couple un peu plus âgé que nous, très beaux tous les deux. Ils habitaient Marseille et se rendaient pour la première fois dans un club libertin. Nous apprécions beaucoup la compagnie de ce couple si distingué, mais il nous tardait à présent de descendre ce double escalier qui menait vers d’autres lieux, et quels lieux !
Après avoir pris congé de nos amis donc, nous fûmes plongés par cette descente scalaire au cœur même du No comment….

There's a Lady who's sure all that glitters is gold and she's buying a stairway to heaven...
Sur notre gauche un magnifique bar, orné d’une somptueuse décoration, en face de nous une piste de danse où déjà les corps s’embrasaient, et de part et d’autre un grand nombre de petits salons aux fauteuils très confortables. Il y avait beaucoup de monde ce soir-là et tandis que Maxime commandait le champagne au bar, je cherchais des yeux un endroit où nous pourrions apprécier notre petite coupe. Le destin voulut qu’une des seules places disponibles se trouva à côté de mon exquise mer d’ébène, j’invitais Maxime du regard à me rejoindre à côté d’eux. Son amant engagea tout de suite la conversation avec moi. Il était sûr de lui, assez séduisant. Nous fîmes connaissance tous les quatre, mais ma douce parlait peu, je la sentais un peu gênée. Je l’invitais à me suivre sur la piste de danse et je lus tout de suite dans son regard que c’était ce qu’elle attendait, elle osa même me prendre par la main et nous dirigeâmes toutes les deux vers la piste. Nous partagions toutes deux le goût de la danse et nos corps se rapprochèrent rapidement à travers de suaves mouvements. Elle qui depuis le début n’osait aventurer son regard commençait enfin à regarder autour d’elle, à me regarder et à me sourire. Nos hommes s’étaient installés en face de nous et nous contemplaient avec béatitude. Nous dansions maintenant l’une contre l’autre, nos mains dansaient également sur nos corps respectifs, j’aimais le doux contact de sa robe en satin noir. Nous arborions déjà ce sourire si commun aux plaisirs entre femmes.

Nous convenions tous le quatre de découvrir ensemble les espaces câlins. Tous étaient très confortablement décorés, toujours avec beaucoup de goût, deux salles attirèrent tout particulièrement mon attention. La salle des miroirs tout d’abord et celle qui accueillait un lit immense peut être de 5 ou 6 mètres de long où déjà beaucoup de couples se mélangeaient. Pour plus d’intimité, nous nous dirigeâmes vers une salle plus petite, munie d’un hublot et aménagée comme une cabine de bateau. Le couple avec qui nous avions discuté dans le fumoir nous avait rejoint et nous aurait volontiers accompagné mais l’homme de ma douce ferma bien vite la porte. Mon amie s’allongeait tout contre les oreillers et m’invitait du regard à rejoindre ses bras. Je goûtais de nouveau à la douceur de sa robe, puis de sa peau qui m’apparut alors encore plus délectable, j’enfouissais mes mains dans ses cheveux.

Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve de voiles, de rameurs, de flammes et de mâts: Un port retentissant où mon âme peut boire à grands flots le parfum, le son et la couleur, où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire d'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.
Nos hommes, captivés par ce charmant tableau ne pouvaient s’empêcher de nous voler quelques caresses, nous sentions leurs mains progressivement s’inviter à ce jeu si sensuel. Je fus comblée lorsqu’elle quitta d’un geste si élégant sa douce robe en laissant apparaître un corps magnifique d’une blancheur diaphane. Elle ne portait pas de sous-vêtements, il ne lui restait que de très jolies bas résilles et des escarpins noirs à hauts talons. A mon tour, je quittais cette matière qui nous importunait dans nos explorations. Nos hommes, également s’étaient mis à l’aise et offraient à notre vue deux beaux sexes en érection que nos mains s’amusaient maintenant à effleurer. Nos baisers étaient si délicieux que je ne pus m’empêcher d’aventurer ma bouche sur son corps et de venir goûter la rondeur de ses petits seins. Je descendais lentement le long de ses courbes, tandis que ma main goûtait à la douceur, à la finesse de son sexe. J’aimais tellement cet endroit que j’y portais doucement ma bouche pour la première fois.

Langoureux vertige, je sentis tout son corps frissonner, se cambrer. J’aurais aimé que le temps s’arrête ainsi, mon visage appuyé sur le sexe d’une si jolie femme, je me délectais. Mais déjà ma douce m’avait renversé sur les oreillers et venait goûter à son tour mon corps tout tremblant. Je pris beaucoup de plaisir à ses caresses de la bouche, aux sensations que provoquait sa langue le long de mon corps, sur mon sexe. Nous caressions maintenant le sexe de nos hommes avec beaucoup de soin, leurs mains continuaient d’arpenter nos corps mélangés. Je proposais à mon amie de prodiguer à son homme une fellation toutes les deux. Je prenais son sexe dans ma main tandis qu’elle avalait la verge de son homme de tout son long, elle me tendait son sexe, je le suçais, je lui redonnais, nous goûtions ainsi à tour de rôle ce beau vit bien tendu et nous sentions monter chez lui un plaisir incommensurable, il était visiblement très déstabilisé, nous souriions toutes les deux de l’effet de ces caresses à deux bouches. Il se sentait au bord de jouir, je lançais donc coquinement à mon amie : « nous allons maintenant nous occuper du mien, sinon il va être jaloux !». Nous prîmes alors ce si bel objet dans notre bouche, de même nous nous l’échangions avec complicité. Maxime aussi était aux anges. Je lui léchais délicatement l’entrejambe tandis que ma compagne faisait aller et venir son sexe dans sa bouche, léchait son gland tout luisant.

Nous aurions bien continué ainsi encore quelques temps mais hélas nos attentions avaient eu raison de son compagnon et celui-ci preferait remettre à plus tard nos explorations. Après une séance de rhabillage pleine de sympathie, nous prenions congé de nos amis et nous nous préparions à rejoindre la grande salle où nous attendaient ce grand lit majestueux et d’autres aventures encore plus troublantes. Nous avions convenu ensemble lors de nos discussions ces dernières semaines de ne pas échanger avec d’autres mais la beauté des lieux, l’atmosphère si sensuelle et les charmantes personnes avec qui nous allions lier connaissance allaient avoir raison de nos dispositions. La soirée ne faisait que commencer…